Arbitrage : le gabonais Pierre Atcho classé deuxième en Afrique en 2026
publié le : 20 septembre 2026 à 08h04min | MàJ : il y a 2 heures
Rédacteur : La rédaction de Sport241
Pierre Ghislain Atcho poursuit son ascension au sommet de l’arbitrage continental. Selon un classement de la Confédération africaine de football relayé ce samedi 19 septembre par L’Union, l’arbitre gabonais occupe la deuxième place du Top 5 africain de l’année 2026, derrière le Marocain Jalal Jayed.
Cette distinction récompense une année particulièrement marquante pour Pierre Atcho. Le Gabonais devance plusieurs officiels expérimentés ayant également participé aux plus grandes compétitions internationales. Le classement place l’Égyptien Amin Omar au troisième rang, devant le Somalien Omar Artan et l’Algérien Mustapha Ghorbal. Une reconnaissance qui confirme la progression de l’arbitrage gabonais sur la scène internationale.
Jalal Jayed occupe la première place après avoir marqué l’histoire de l’arbitrage marocain pendant la Coupe du monde 2026. Il est devenu le premier arbitre central de son pays à diriger une rencontre du Mondial depuis Mohamed Guezzaz en 2002. Le Marocain a également été désigné quatrième officiel de la petite finale remportée par l’Angleterre contre la France (6-4), le 18 juillet à Miami Gardens. Son parcours dans la compétition lui permet ainsi de terminer l’année au sommet de la hiérarchie africaine.
Un Mondial historique pour Pierre Atcho
Pierre Atcho a effectué ses débuts en Coupe du monde dans la nuit du 16 au 17 juin, lors de la rencontre entre l’Irak et la Norvège (1-4) dans la région de Boston. Il était accompagné de ses compatriotes Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong, formant ainsi un trio arbitral entièrement gabonais. L’officiel a livré une prestation maîtrisée pour sa première apparition sur la plus grande scène du football mondial. Cette désignation a représenté une étape historique pour l’arbitrage gabonais.
Le Gabonais a ensuite été reconduit pour diriger Panama–Croatie (0-1), le 24 juin à Toronto. Là encore, il était assisté par Boris Ditsoga et Amos Abeigne Ndong. Ses deux rencontres arbitrées pendant le Mondial ont renforcé sa crédibilité auprès des instances internationales. Elles ont surtout confirmé sa capacité à gérer des matchs soumis à une forte pression.
Une année riche en grandes désignations
Avant le Mondial, Pierre Atcho avait déjà été sollicité pour plusieurs rencontres importantes de la CAN 2025. Il avait notamment dirigé la demi-finale entre le Sénégal et l’Égypte, après avoir officié lors d’Algérie–Soudan et d’Égypte–Bénin. Ces désignations successives témoignent de la confiance placée en lui par la commission des arbitres de la CAF. Sa deuxième place continentale vient donc couronner une progression régulière au plus haut niveau.
Le reste du Top 5 rassemble également des parcours remarquables. Amin Omar a notamment dirigé Corée du Sud–République tchèque et Argentine–Autriche au Mondial, tandis qu’Omar Artan a été privé de la compétition en raison d’un problème d’entrée aux États-Unis. Le Somalien s’est ensuite illustré en devenant le premier arbitre africain à diriger la Supercoupe de l’UEFA, remportée par le Paris Saint-Germain contre Aston Villa à Salzbourg. Mustapha Ghorbal complète le classement après un nouveau Mondial et quatre participations consécutives à la Coupe d’Afrique des nations.
Une reconnaissance majeure pour l’arbitrage gabonais
Cette deuxième place constitue l’une des plus importantes distinctions individuelles obtenues par un arbitre gabonais. Elle valorise également le travail de Boris Ditsoga et d’Amos Abeigne Ndong, régulièrement associés à Pierre Atcho lors des grandes compétitions. Le trio a permis au Gabon d’être représenté au plus haut niveau de l’arbitrage mondial. Cette visibilité pourrait ouvrir la voie à de nouvelles désignations prestigieuses dans les compétitions de la CAF et de la FIFA.
À 34 ans, Pierre Atcho dispose encore d’une marge importante pour enrichir son parcours international. Son expérience acquise à la CAN, dans les compétitions africaines de clubs et au Mondial 2026 en fait désormais l’une des principales références du continent. L’objectif sera désormais de maintenir ce niveau de performance et, pourquoi pas, de prendre la première place africaine. Pour le Gabon, cette distinction représente déjà une véritable fierté.