Suspension des Panthères : Pierre Alain Mounguengui éteint la polémique sur des sanctions de la FIFA et rassure

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La décision radicale du gouvernement de dissoudre le staff et de suspendre l’équipe nationale après le fiasco de la CAN 2025 a fait naître une crainte légitime : celle de voir le Gabon banni par la FIFA et la CAF pour « ingérence politique ». Face à la rumeur qui enfle, le président de la FEGAFOOT, Pierre Alain Mounguengui, est monté au créneau ce lundi 5 janvier pour remettre l’église au milieu du village.

C’est une mise au point technique, mais cruciale. Alors que l’opinion publique craint une double peine (élimination honteuse + suspension internationale), le patron du football gabonais a tenu à lever toute équivoque au micro du quotidien L’Union.

Pas d’ingérence, mais une gestion « employeur-employé »

Pour Pierre Alain Mounguengui, il n’y a pas lieu de paniquer. L’argumentaire repose sur une distinction subtile mais capitale : qui est le patron du staff technique ? « Le sélectionneur et les membres de son staff sont les employés de l’État qui paie les salaires. Ils sont tout simplement mis à la disposition de la FEGAFOOT », a expliqué le président fédéral.

En d’autres termes, en dissolvant le staff, l’État ne s’immisce pas dans la gestion interne de la Fédération (ce que la FIFA interdit), mais met simplement fin aux contrats de ses propres salariés. « L’État a tout simplement mis un terme au contrat le liant à ses employés », précise-t-il.

Le respect des statuts internationaux

Pierre Alain Mounguengui assure que la ligne rouge n’a pas été franchie. Selon lui, le gouvernement est dans son rôle régalien de veiller au rayonnement du pays. « Il n’y a pas immixtion du gouvernement, dès lors que les décisions prises ne portent pas atteinte aux statuts de la CAF et de la FIFA », a-t-il martelé. La dissolution de l’équipe nationale est ici présentée comme une mesure administrative de restructuration suite à des résultats jugés insuffisants (0 point à la CAN), et non comme une prise de contrôle de la FEGAFOOT par le politique.

Si le risque de sanctions internationales semble écarté selon le président de la FEGAFOOT, le dialogue reste nécessaire. Pierre Alain Mounguengui a annoncé la tenue prochaine d’un « tête-à-tête » entre le Comité exécutif de la fédération et les autorités gouvernementales. L’objectif de cette rencontre sera de « recadrer les sanctions » et de définir, ensemble, les modalités de la reconstruction du football gabonais après la tempête marocaine.


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