Cameroun : l’ONU alloue 6 millions de dollars pour les besoins vitaux humanitaires et de protection

Le Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Martin Griffiths, a approuvé l’allocation de 6 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence (CERF) pour fournir une assistance vitale et de protection aux personnes touchées par les crises humanitaires au Cameroun.

« Cette allocation soutiendra les personnes les plus nécessiteuses dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest à travers des services de protection et d’hébergement ainsi qu’une assistance alimentaire et nutritionnelle  », a déclaré le Coordonnateur humanitaire au Cameroun, Matthias Z.Naab.

Le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU ( OCHA ) souligne qu’en 2022, les crises humanitaires ont touché 3,9 millions de personnes dans ce pays ouest africain. Des centaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir leurs maisons et d’abandonner leurs biens à cause de la violence ou des inondations.

Ces déplacements forcés ont accru les risques en matière de protection, de perte des moyens de subsistance et d’insécurité alimentaire dans les zones touchées.

Une réponse humanitaire gravement sous-financée

La réponse humanitaire au Cameroun continue d’être gravement sous-financée, privant des milliers de personnes d’une aide humanitaire vitale, décrit l’OCHA. En 2022, le plan de réponse humanitaire n’a été financé qu’à 42%.

Les projets financés par le CERF seront mis en œuvre par un ensemble d’agences onusiennes dont l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM), le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Des partenaires indispensables sur le terrain

Afin d’améliorer l’accès en temps opportun aux populations vulnérables et d’assurer la durabilité de l’aide humanitaire, les agences concernées travailleront en étroite collaboration avec les ONG nationales qui ont un meilleur accès aux zones difficiles d’accès.

« Malgré les difficultés rencontrées par les organisations humanitaires pour accéder aux zones reculées en raison de la violence, des obstacles aux mouvements et du mauvais état des routes, les partenaires restent mobilisés pour fournir une assistance multisectorielle aux populations les plus vulnérables  », a déclaré Karen Perrin, cheffe du Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) au Cameroun.


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